Retour à l'accueil
INTERNATIONAL20 mai 2026
Comment des pluies hors saison ont déclenché une explosion de rongeurs et une crise de hantavirus à bord d’un paquebot en Argentine
Des pluies inhabituelles ont favorisé une explosion de rongeurs en Argentine, déclenchant une épidémie de hantavirus à bord d’un paquebot. Cette crise montre la vulnérabilité des systèmes de santé face aux bouleversements climatiques et aux menaces économiques.
La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min

Source: www.wired.com
Des pluies inhabituelles ont transformé les plaines argentines en terrain de reproduction idéal pour le rat brun, déclenchant une épidémie de hantavirus qui a touché de nombreux passagers d’un paquebot de luxe amarré près de Buenos Aires. Le système de santé publique argentin, fragmenté et longtemps sous‑financé depuis les années 1990, a peiné à offrir des diagnostics rapides et une mise en quarantaine, permettant au virus de se propager avant que les autorités ne puissent intervenir. Parallèlement, le secteur du tourisme, encore fragile après les pertes liées à la pandémie, subit une atteinte à sa réputation qui pourrait décourager de futurs croisières, soulignant la vulnérabilité économique des régions dépendantes du trafic de croisière.
En plaçant cet épisode dans un cadre mondial, les scientifiques attribuent le boom des rongeurs à des changements climatiques induits par le réchauffement planétaire, notamment une pluviométrie accrue et des températures plus clémentes qui prolongent la saison de reproduction des *Oligoryzomys* spp. Les données historiques montrent que d’autres pics de hantavirus ont suivi des anomalies climatiques similaires, suggérant que cette épidémie n’est pas un accident isolé but une manifestation d’un risque émergent amplifié par le changement climatique.
À l’avenir, la convergence de phénomènes météorologiques extrêmes, d’habitats de rongeurs en expansion et de systèmes de santé peu résilients annonce une vulnérabilité accrue. Renforcer la surveillance, intégrer les prévisions climatiques aux plans de santé publique et investir dans des infrastructures résilientes seront essentiels pour éviter qu’une nouvelle *ratada* ne se propage aux navires, aux villes ou au-delà.