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INTERNATIONAL10 mai 2026
Quand la Tristesse Devient Arme: Violence des Colonies en Cisjordanie
Un fils en deuil est contraint d'exhumer le cercueil de son père par des colons armés en Cisjordanie, un acte condamné par l'ONU comme illustration de la déshumanisation. Cela souligne l'impunité des colons et les risques pour l'avenir d'une solution à deux États.
La
La Rédaction
The Vertex
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Source: www.bbc.com
Un matin pluvieux de novembre, les settlers armés ont interrompu une modeste tombe dans la Cisjordanie, ordonnant à un fils en deuil d'exhumer le cercueil de son père ; ses mains tremblantes, tachées de terre, ont révélé une douleur qui dépasse la perte d'un proche et porte atteinte aux rites culturels et religieux.
Cet acte incarne la déshumanisation systématique documentée par l'ONU, traitant les corps palestiniens comme des objets de contestation plutôt que des sujets de deuil. En contraignant un fils à profaner les restes de son père, les colons renforcent une hiérarchie qui nie la dignité fondamentale, tandis que l’absence de sanctions immédiates souligne l’impunité des groupes sous la protection de l’autorité occupante. Des actions similaires, héritées de tactiques coloniales, utilisent la profanation de sites sacrés pour briser le moral des populations autochtones. L’absence d’un mécanisme d’enquête crédible, comme la CPI, laisse un vide juridique qui renforce l’impunité des agresseurs.
Depuis les Accords d'Oslo de 1993, l'expansion des colonies s'est accélérée, avec le gouvernement israélien autorisant la construction de milliers de nouvelles unités résidentielles dans les territoires occupés. L'Office des droits de l'homme de l'ONU a régulièrement condamné ces violations de la Convention de Genève IV, mais l'activité coloniale persiste, révélant un mépris systémique pour le cadre juridique censé protéger les civils. Une réponse internationale discrète, limitée à des déclarations, emboldens les colons à considérer la zone comme une frontière lawless où la vengeance personnelle supplante la diplomatie. La désacralisation des tombes ne fait pas seulement subir une profonde douleur psychologique aux familles, mais alimente aussi des récits de victimisation qui peuvent radicaliser les communautés.
Cet incident marque une escalade dangereuse : si la profanation des tombes se poursuit sans contrôle, de futures confrontations risquent de se rendre plus harsher, sapant les espoirs d'une solution à deux États. La stabilité à long terme dépendra de mécanismes de responsabilité, tant nationaux que internationaux, qui pourront restaurer la sanctité de la vie et du décès pour tous les peuples de la région.