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INTERNATIONAL13 juillet 2026
Trump réactive le blocus des ports iraniens et impose une surtaxe de 20 % sur le trafic du détroit d’Hormuz
Le président Trump a réactivé le blocus des ports iraniens et imposé une surtaxe de 20 % sur le trafic du détroit d’Hormuz, relançant les sanctions maximales. Cette mesure menace les coûts de transport mondiaux et la stabilité régionale, compliquant les chaînes d’approvisionnement et risquant une escalade diplomatique.
La
La Rédaction
The Vertex
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Source: www.bbc.co.uk
Dans un contexte où le second mandat de Donald Trump s’annonce déjà par une intensification de la politique de pression maximale, le président a réactivé le blocus naval des ports iraniens, interdisant tout trafic commercial vers et depuis les installations clés telles que Bushehr ou Bandar Abbas, et a annoncé une surtaxe de 20 % appliquée à chaque cargaison franchissant le détroit d’Hormuz, mesure qui s’inscrit dans la continuité des sanctions économiques déjà en vigueur depuis le retrait unilatéral de l’accord nucléaire de 2018.
Cette mesure bloque effectivement le trafic commercial vers et depuis les principaux ports iraniens, comme Bushehr ou Bandar Abbas, tandis que la surtaxe de 20 % devrait être prélevée par les douanes américaines sur chaque cargaison traversant le détroit d’Hormuz. Les compagnies maritimes verraient leurs coûts augmenter drastiquement, les incitant à détourner leurs navires autour de l’Afrique ou de l’Asie, ce qui pourrait accentuer les tensions sur les chaînes d’approvisionnement déjà fragilisées.
S’inscrivant dans la continuité du retrait de 2018 de l’accord nucléaire (JCPOA) et du resserrement des sanctions économiques, cette politique vise à éliminer les dernières sources de revenus de Téhéran, notamment les exportations de produits pétroliers et les recettes douanières générées par le transit maritime. En ciblant le détroit d’Hormuz, elle cherche à affaiblir la capacité du pays à financer ses activités régionales et à exercer une pression diplomatique accrue. Toutefois, cette stratégie pourrait susciter des réactions de riposte, telles que la fermeture de routes commerciales alternatives ou le soutien à des milices proxy, ce qui mettrait en péril la stabilité du Golfe Persique et compromettrait la fluidité du commerce mondial, déjà fragilisée par les conflits régionaux.
Les experts soulignent que la surtaxe de 20 % pourrait engendrer des contestations juridiques au regard du droit maritime international, voire des recours devant l’Organisation maritime internationale, et pousser Téhéran à développer des routes alternatives, notamment l’ouverture de nouveaux ports nationaux, le recours à des transporteurs non américains ou la création de corridors terrestres. L’impact à long terme dépendra de la réaction de l’Iran et de la position des grandes puissances, dont les États‑Unis, l’Union européenne et la Chine, qui devront décider s’ils soutiennent ou contestent cette mesure, conditionnant ainsi l’évolution du ordre maritime régional.