Retour à l'accueil
INTERNATIONAL1 juillet 2026
Le Président syrien nomme les 70 parlementaires finals du nouveau corps législatif post‑Assad, avec quinze femmes
Le président syrien a nommé 70 parlementaires, dont quinze femmes, marquant une hausse notable de la représentation féminine et reflétant une stratégie politique visant à renforcer l’inclusion et la légitimité du régime post‑Assad.
La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min

Source: www.bbc.co.uk
Le président syrien Bashar al‑Assad a annoncé le 1 juillet 2026 la liste définitive de 70 députés du nouveau parlement, censé préparer la transition après son règne. Parmi ces membres, quinze sont des femmes, contre seulement six candidates féminines sélectionnées par les collèges électoraux régionaux l’an passé en octobre. Annoncée le 1 juillet 2026, cette mesure intervient à un moment crucial alors que les autorités intérimaires cherchent à légitimer une feuille de route politique visant une transition dirigée par les civils et le retrait progressif des influences étrangères.
Cette hausse de la proportion de femmes – passant de 8 % à 21 % du parlement – constitue une manœuvre politique visant à projeter une rupture avec le passé patriarcal et à apaiser les exigences nationales et internationales en matière d’inclusion. En même temps, elle renforce les réseaux de clientélisme, les députés désignés étant majoritairement issus de structures partisanes établies et d’élites locales, assurant ainsi leur fidélité dans un contexte d’incertitude institutionnelle. Cette hausse sert également à apaiser les bailleurs de fonds internationaux, notamment l’Union européenne et les Nations unies, qui conditionnent l’aide à des avancées concrètes en matière d’égalité des sexes, tout en renforçant le discours du président selon lequel il modernise les institutions du pays.
Le parlement résulte des amendements constitutionnels de 2024 qui ont remplacé l’ancienne assemblée de 250 sièges par un nouveau corps législatif post‑Assad, dont seuls 70 sièges sont actuellement pourvus. Le processus de désignation, supervisé par les collèges électoraux provinciaux, a été critiqué pour son manque de critères transparents, mais la liste finale du président indique une volonté d’équilibrer la représentation régionale avec une modeste avancée en matière de parité des sexes. Historiquement, la participation féminine en politique parlementaire syrienne a été très limitée, rendant cet appoint symbolique, même si son impact réel demeure incertain. Les critiques affirment que les collèges électoraux, dominés par des figures loyalistes, ne font que valider les choix du président, tandis que la faible quotité de femmes ne répond pas aux obstacles structurels plus profonds auxquels sont confrontées les femmes politiennes dans une société en guerre.
Ce geste symbolique, bien que limité en portée, ouvre la voie à une éventuelle évolution vers une représentation plus inclusive. La véritable portée du nouveau parlement dépendra de sa capacité à influencer la rédaction de la nouvelle constitution et les arrangements de sécurité du gouvernement transitionnel, ainsi que de la volonté politique à transcender le clientélisme pour engager un véritable dialogue national.