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INTERNATIONAL1 juillet 2026

RSF accusé de crimes contre l’humanité à El‑Fasher, selon Amnesty

Amnesty International accuse les Forces de soutien rapide de crimes contre l’humanité à El‑Fasher, Soudan, tandis que l’ONU signale des traits de génocide dans la ville. Le rapport révèle des massacres, des violences sexuelles et des déplacements forcés, posant la question cruciale de la responsabilité et de la paix future.

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La Rédaction
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RSF accusé de crimes contre l’humanité à El‑Fasher, selon Amnesty
Source: www.bbc.co.uk
Le dernier rapport d’Amnesty International place les Forces de soutien rapide (FSR) au cœur de violations systématiques du droit international à l’intérieur de la ville soudanaise d’El‑Fasher, les accusant de crimes contre l’humanité. Publié le 1 juillet 2026, le document s’ajoute à une masse croissante de preuves montrant que la ville est devenue un théâtre d’atrocités de masse, tandis que l’ONU rappelle qu’El‑Fasher affiche les signes distinctifs du génocide. D’après Amnesty, les combattants des FSR ont perpétré des exécutions extrajudiciaires, des violences sexuelles généralisées et une déploration forcée de civils à une échelle qui contrevient à la Convention de 1948 sur le génocide. Les témoignages de victimes décrivent des raids systématiques de quartiers, la destruction de maisons et l’exécution de hommes, femmes et enfants refusant de se soumettre aux exigences du groupe, avec au moins 150 incidents allégués au premier semestre 2026, signe d’une campagne coordonnée. L’ONU a plusieurs fois qualifié El‑Fasher de « porte d’entrée » du génocide, soulignant l’intention délibérée de viser des groupes civils, la destruction d’infrastructures communautaires et le schéma de terreur qui rappelle les pires épisodes du Darfour. La responsabilité demeure incertaine. La Cour pénale internationale (CPI) a entamé une examine préliminaire, mais le pouvoir consolidé des FSR et la fragmentation du conflit freinent toute action rapide. Les acteurs régionaux, notamment le Tchad voisin et la Ligue arabe, ont été sollicités pour mediater, mais leurs intérêts souvent alignés avec le statu quo limitent la pression exercée. Les révélations de ce rapport marquent un tournant décisif pour la transition fragile du Soudan. En l’absence de mécanismes internationaux robustes pour enquêter et poursuivre les responsables des FSR, le cycle de l’impunité risque de se perpétuer, compromettant toute perspective de paix durable et de réconciliation dans la région.