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INTERNATIONAL14 juin 2026

Le détroit de Hormuz reste fermé depuis cent jours—pourquoi les cours du pétrole restent stables

Le détroit de Hormuz reste fermé depuis cent jours sans faire flamber les cours du pétrole. La prétendue entrée de cent millions de barils par Trump n’est pas vérifiée, montrant la résilience du marché et la diversification des routes.

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La Rédaction
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Le détroit de Hormuz reste fermé depuis cent jours—pourquoi les cours du pétrole restent stables
Source: www.wired.com
Depuis cent jours, le détroit de Hormuz, véritable goulet d’étranglement maritime, reste fermé, mais les cours du pétrole restent quasi inchangés. La déclaration du président Donald Trump selon laquelle une opération secrète aurait fait transiter cent millions de barils ne peut être vérifiée, révélant l’écart entre le discours politique et la réalité du marché. Cette situation expose une stratégie multilatérale: Téhéran utilise la fermeture comme levier pour obtenir des concessions, tandis que les États-Unis mobilisent des escortes navales et une pression diplomatique afin de maintenir des voies alternatives. Les alliés régionaux, à l’instar de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, ont développé leurs propres corridors, réduisant la dépendance au détroit. Historiquement, la vulnérabilité du détroit a été compensée par des chaînes d’approvisionnement diversifiées et les capacités des grands producteurs. Depuis les années 1970, les hausses de prix liées à des tensions géopolitiques ont incité les investisseurs à intégrer le risque, rendant le marché moins sensible aux perturbations isolées. Par ailleurs, la hausse de la production de schiste américain et l’expansion des pipelines asiatiques ont diminué la dépendance aux exportations du Golfe Persique, atténuant l’élasticité des prix. À l’avenir, la durée de la fermeture déterminera si les prix du pétrole repartent à la hausse. Un blocus prolongé provoquerait une raréfaction des stocks et des pics spéculatifs, incitant les gouvernements à puiser dans leurs réserves stratégiques. En revanche, une réouverture négociée, même limitée, montrerait que le marché peut absorber des chocs géopolitiques de courte durée, maintenant ainsi une certaine stabilité tarifaire à moyen terme. Cela mettrait également à l’épreuve la coordination de l’OPEP+ et l’efficacité des routes alternatives.