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INTERNATIONAL7 juillet 2026
Adieu au pouvoir : le spectacle de la résistance et de la vengeance de l’Iran à l’égard de Khamenei
Trois jours de deuil public à Téhéran se sont transformés en un spectacle politique méticuleusement orchestré, visant à affirmer la résistance iranienne et à avertir de la vengeance. Ce rituel révèle comment le régime exploite le cérémonial pour consolider le legado de Khamenei et préparer une succession incertaine.
La
La Rédaction
The Vertex
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Source: www.bbc.co.uk
Pendant trois jours consécutifs, Tehran s’est transformée en un vaste théâtre de deuil, les places publiques envahies de manifestants drapés de noir, les monuments de la ville ornés de bannières proclamentant la fidélité à l’ayatollah Ali Khamenei défunt.
Ces cérémonies, rigoureusement orchestrées, ne se contentaient pas d’exprimer la tristesse collective ; elles constituaient une performance politique minutieusement mise en scène, destinée à transmettre un message de résistance inébranlable et à avertir les opposants internes et les adversaires étrangers d’une représaille rapide et sévère.
En présentant Khamenei même après son décès, le régime cherche à consolider son statut mythique tout en annonçant que toute remise en cause de son héritage sera punie avec une fermeté implacable, une tactique qui a façonné la politique iranienne depuis la révolution de 1979.
Ce spectacle offre ainsi un aperçu des futures luttes de succession : un État désireux de projeter l’unité tout en préparant en douce les bases d’un successeur capable d’allier continuité et de répondre aux factions de plus en plus impatientes sous le joug du leadership hard‑line de Khamenei.
Le deuil a également révélé la pression économique pesant sur les Iraniens ordinaires, alors que l’État a mobilisé des ressources pour des spectacles somptueux alors que l’inflation et le chômage persistaient, soulignant le paradoxe d’un régime capable de orchestrer des rituels publics mais qui peine à garantir le bien‑être quotidien.
Sur la scène internationale, ce théâtre a renforcé le discours de défiance de Téhéran, un discours qui alimente sa posture confrontational envers les États-Unis et leurs alliés, tout en lui conférant une légitimité accrue dans d’éventuelles négociations sur le programme nucléaire.
En définitive, la cérémonie ne commémore pas seulement un dirigeant, elle répète le combat idéologique qui façonnera la trajectoire de l’Iran pendant de nombreuses années à venir.