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INTERNATIONAL12 juillet 2026

Le Premier ministre polonais promet un mémorial aux victimes d’un « génocide » ukrainien pendant la Seconde Guerre mondiale

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a annoncé un mémorial permanent aux victimes d’un « génocide » ukrainien pendant la Seconde Guerre mondiale, ravivant un conflit historique avec Kyiv concernant les morts civils de la guerre. Cette prise de position illustre la weaponisation de la mémoire historique et ses répercussions sur les relations Pologne‑Ukraine.

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La Rédaction
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Le Premier ministre polonais promet un mémorial aux victimes d’un « génocide » ukrainien pendant la Seconde Guerre mondiale
Source: www.bbc.co.uk
Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a annoncé vendredi l’ouverture d’un mémorial permanent dédié aux victimes de ce qu’il qualifie de « génocide commis par les nationalistes ukrainiens » pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette déclaration s’inscrit dans un conflit de longue date entre Varsovie et Kyiv concernant les morts de dizaines de milliers de civils durant la guerre. Morawiecki’s remarques ravivent une narration controversée qui présente l’Armée insurgeante ukrainienne (UPA) et ses partisans comme responsables de massacres massifs contre les Polonais et les Juifs en 1943‑44. Bien que les historiens débattent de l’ampleur et de l’intention de ces actes, le gouvernement polonais affirme que la tragédie mérite une commémoration officielle, marquant un virage du flou diplomatique vers une visibilité explicite. Ce débat s’inscrit dans un schéma plus large des pays d’Europe centrale et orientale où la mémoire historique est instrumentalisée pour servir des agendas politiques contemporains. Depuis la chute du communisme, les gouvernements polonais successifs ont cultivé une narrative de victimisation alignée avec le nationalisme, tandis que les autorités ukrainiennes ont souligné la résistance face aux nazis et aux soviétiques, souvent en minimisant les éléments de collaboration. Dans l’Union européenne, ce différend met à l’épreuve la capacité de la mémoire collective à servir d’outil diplomatique. La demande polonaise de mémorial pourrait tendre les relations bilatérales, mais elle trouve également un écho auprès d’électeurs polonais qui considèrent l’injustice historique comme un pilier de l’identité nationale. Les prochains mois dévoileront si les gestes symboliques mènent à une réconciliation durable ou s’ils accentuent les divisions. En définitive, cette promesse révèle la fragilité de l’historiographie d’après-guerre dans une ère de nationalisme renaissant. Si le mémorial est réalisé, il pourrait devenir un point de convergence pour de futurs dialogues, mais il risque aussi d’enflammer les antagonismes, influençant les relations Pologne‑Ukraine et le projet plus vaste d’unité européenne.