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INTERNATIONAL30 juin 2026
Frappe pakistanaise sur le sol afghan : 28 civils tués, l’ONU dénonce
Une frappe pakistanaise le long de la frontière afghane a tué au moins 28 civils. Les talibans ont condamné l’acte et les observateurs soulignent les risques pour la protection des civils.
La
La Rédaction
The Vertex
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Source: www.bbc.co.uk
Le 29 juin 2026, une frappe pakistanaise le long de la frontière afghane a fait au moins 28 victimes civiles, selon l’ONU. Les frappes, menées près de Khost, visaient des positions suspectes de militants. Les responsables afghans et les talibans ont dénoncé l’attaque comme une "atrocité," soulignant le tollé civil et la précision contestée de l’objectif pakistanais. L’ONU a insisté sur la nécessité d’une vérification indépendante.
Islamabad affirme que l’opération visait à démanteler des réseaux militants opérant de son territoire, en cohérence avec une doctrine de sécurité préemptive. Les talibans, toutefois, ont dénoncé l’attaque, soulignant l’incapacité afghane à faire respecter son périmètre frontalière poreux et avertissant que les décès civils pourraient alimenter le recrutement de groupes extrémistes, compliquant ainsi toute perspective de stabilité. L’incident a également ravivé les débats au sein des cercles politiques pakistanais sur l’efficacité des actions militaires transfrontalières.
L’épisode s’inscrit dans un pattern plus large de violences frontalières qui se sont intensifiées après le retrait américain de 2021, lorsque des acteurs régionaux ont soutenu des factions afghanes divergentes. Le Pakistan s’inquiète des sanctuaires militants de son côté, tandis que les talibans cherchent à affirmer leur contrôle sur le territoire afghan. L’ONU a appelé à une vérification impartiale, soulignant une inquiétude croissante quant aux dommages civils dans le contexte d’une crise économique profonde en Afghanistan. Historiquement, les tensions autour de la ligne Durand ont régulièrement déclenché des escarmouches, révélant la fragilité du cadre frontalier.
Dans les mois à venir, des canaux diplomatiques pourraient établir des patrouilles frontalières conjointes et un partage de renseignements, mais une méfiance profonde entrave toute coopération. Les acteurs humanitaires mettent en garde contre le risque de nouvelles victimes civiles, de déplacements massifs et de pression sur les ressources limitées. Une approche équilibrée, combinant protection des civils et réponses sécuritaires, apparaît indispensable pour éviter une escalade qui menacerait la stabilité régionale. Ces développements pourraient façonner des négociations plus larges sur la reconstruction afghane et les corridors économiques régionaux.