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INTERNATIONAL25 juin 2026
Les cours du pétrole reviennent aux niveaux d’avant la guerre en Iran alors que le trafic du détroit d’Ormuz se normalise
Les cours du pétrole sont retombés aux niveaux d’avant la guerre en Iran tandis que le trafic du détroit d’Ormuz se normalise, indiquant une réduction du risque géopolitique et une possible stabilisation du marché.
La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min

Source: www.bbc.co.uk
Les cours du pétrole sont retombés aux niveaux observés avant le pic de 2019 lié aux tensions autour du détroit d’Ormuz, tandis que le trafic maritime dans ce passage stratégique reprend progressivement. Cette baisse reflète à la fois une désescalade géopolitique et une réévaluation des équilibres offre‑demande par les acteurs du marché.
Cette correction résulte de plusieurs facteurs convergents. D’abord, le rebond modeste du trafic maritime indique que les navires commerciaux réprennent les routes auparavant suspendues, rétablissant une base d’offre que l’on avait vu se contracter. Ensuite, les principaux producteurs, dont les membres de l’OPEP+, maintiennent une discipline d’offre, limitant l’excédent tout en évitant des coupes supplémentaires susceptibles de perturber le marché. Enfin, la position spéculative sur les contrats à terme s’est recentrée, les traders réduisant leurs paris haussiers alors que la prime de risque liée aux perturbations de l’Ormuz diminue.
Il convient de replacer ce mouvement dans un contexte historique plus large. Les épisodes de 2019‑2020 ont vu une hausse brutale des prix suite à des incidents attribués à l’Iran, créant une tension persistante autour du détroit, un point névralgique ayant déjà provoqué des secousses en 2012 et 2016. Chaque crise a rappelé l’impact disproportionné du détroit, où environ 20 % du pétrole mondial transite, et a mis en lumière la vulnérabilité du système énergétique face aux tensions géopolitiques.
À l'horizon, la stabilité des cours dépendra de la continuité du trafic maritime et de la capacité des producteurs à absorber des marges réduites. Si le détroit d’Ormuz reste exempt de perturbations, les prix pourraient se stabiliser autour de niveaux modérés, favorisant une période de relative sérénité pour les économies dépendantes de l’énergie. Toutefois, toute escalade géopolitique ou restriction supplémentaire aux flux pétroliers pourrait raviver la volatilité, rappelant que le marché reste lié aux enjeux géopolitiques et à la transition énergétique. Cette évolution suggère que la stabilité du pétrole pourrait favoriser une reprise économique plus soutenue, tout en incitant les investisseurs à réévaluer leurs expositions aux risques géopolitiques.