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INTERNATIONAL2 juillet 2026
Le Nigeria réclame une compensation pour les biens abandonnés par ses citoyens fuyant l’Afrique du Sud
L’Ambassade générale du Nigeria à Pretoria dresse un inventaire des biens et entreprises abandonnés par des Nigérians fuyant l’Afrique du Sud, indiquant une volonté de solliciter une compensation. Cette initiative illustre les tensions liées aux violences xénophobes et au respect du traité bilatéral de 2019 garantissant la libre circulation économique.
La
La Rédaction
The Vertex
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Source: www.bbc.co.uk
L’Ambassade générale du Nigeria à Pretoria a annoncé qu’elle procède à l’inventaire de chaque entreprise et de chaque bien immobilier abandonnés par des Nigérians contraints de fuir l’Afrique du Sud, un geste qui témoigne de l’intention de solliciter une compensation pour les pertes matérielles subies lors du récent exode.
Les juristes soulignent que la demande repose sur un enchevêtrement juridique entre les droits internationaux de propriété, les accords bilatéraux et le principe de restitution pour les victimes de violences xénophobes. Bien que l’Afrique du Sud n’ait pas encore formulé de réponse officielle, les responsables nigérianes affirment que la saisie systématique des actifs compromet le traité de 2019 garantissant la libre circulation des citoyens et la protection de leurs intérêts économiques, expose les deux États à d’éventuelles réclamations réciproques et à des litiges devant les juridictions internationales.
Cet épisode suit une série d’émeutes violentes en Afrique du Sud depuis 2015, notamment l’onde de 2019 qui a déplacé des milliers de ressortissants étrangers, dont de nombreux Nigérians. Les précédentes tentatives de réparations ayant échoué, un climat de méfiance persiste, alimentant aujourd’hui un élan diplomatique en faveur d’une compensation financière, susceptible de modifier les flux commerciaux et capitaux entre les deux économies et d’influencer la perception de la stabilité régionale parmi les investisseurs.
Les analystes estiment que la procédure de compensation mettra à l’épreuve la capacité des deux gouvernements à vérifier les réclamations, à prévenir la fraude et à négocier un accord équilibré entre restitution et prudence budgétaire, tout en influençant les mécanismes régionaux plus larges relatifs aux droits des diasporas et à la reconstruction post‑conflit, pouvant ainsi établir un précédent quant à la manière dont d’autres États traitent la dispossession historique liée à la migration transfrontalière.