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TECHNOLOGY15 mai 2026

Mira Murati veut que l’IA garde les humains dans la boucle

Mira Murati, fondatrice du Thinking Machines Lab et ancienne dirigeante d’OpenAI, indique à WIRED qu’elle conçoit une IA qui collabore avec les humains plutôt que de les supplanter. Cette orientation marque un virage stratégique vers une intelligence augmentative dans un secteur en pleine remise en question de l’automatisation excessive.

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La Rédaction
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Mira Murati veut que l’IA garde les humains dans la boucle
Source: www.wired.com
Lors de son entretien avec WIRED, Mira Murati, fondatrice du Thinking Machines Lab et ancienne directrice technique d’OpenAI, a déclaré qu’elle ne souhaite pas automatiser les emplois humains mais construire une intelligence artificielle capable de collaborer avec les personnes. Cette position traduit un virage majeur au sein de la communauté IA, passant d’une logique d’automatisation pure à un modèle augmentatif où l’humain reste « dans la boucle ». En concevant des systèmes capables de solliciter des avis, de vérifier des faits ou de co‑rédiger des contenus, elle ambitionne de préserver l’autonomie humaine tout en tirant parti des gains de productivité des grands modèles linguistiques, ce qui pourrait limiter le déplacement des métiers créatifs et analytiques, mais soulève aussi des interrogations sur la responsabilité, les biais et la valeur économique du jugement humain. Le Thinking Machines Lab se situe à une période où l’IA générative redéfinit déjà le journalisme, le développement logiciel et la recherche scientifique. Si OpenAI avait initialement mis l’accent sur la sécurité et le partage du progrès, les dernières sorties de produits ont privilégié la rapidité au détriment de la réflexion. L’accent mis par Murati sur le rôle humain s’inscrit dans les cadres de sécurité émergents et dans la surveillance réglementaire accrue des comportements opaques des modèles, plaçant son initiative comme un pont entre recherche expérimentale et déploiement responsable. Une adoption généralisée de l’IA centrée sur l’humain pourrait transformer les pratiques professionnelles, faisant de l’intelligence artificielle un partenaire collaboratif plutôt qu’un simple outil de remplacement. Le défi consistera à aligner les incitations des acteurs économiques afin de valoriser la transparence et la vérifiabilité plutôt que la seule efficacité. Avec l’évolution des politiques et la maturation de la confiance des utilisateurs, la vision de Murati pourrait devenir le modèle de référence d’un écosystème IA plus équilibré et humain.