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SOCIETY30 mai 2026

Une ruche cachée sous un cimetière new‑yorkais

Des chercheurs ont découvert une colonie souterraine de 5,5 millions d’abeilles dans un cimetière new‑yorkais, révélant la biodiversité cachée des espaces verts urbains et ouvrant de nouvelles perspectives pour la conservation.

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La Rédaction
The Vertex
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Une ruche cachée sous un cimetière new‑yorkais
Source: www.wired.com
Une promenade paisible au Green‑Wood Cemetery de Queens, à New York, a révélé une colonie souterraine de guêpes mellifères estimée à 5,5 millions d’individus, l’une des plus grandes jamais documentées. Cette découverte résulte d’une enquête routine des tombes, où une activité insecte inhabituelle a été notée près des fondations de pierre. En combinant cartographie LiDAR des vaults funéraires et d’enquêtes de terrain, les chercheurs ont mis au jour une ruche dense et multicouche qui persiste depuis plus d’un siècle, protégée des pesticides agricoles et de l’expansion suburbaine. Des analyses génétiques révèlent une population à âges variés, avec des reines issues de plusieurs lignées, témoignant d’un remplacement continu de la reine et d’une stabilité coloniale dans ce cadre confiné. Ce sanctuaire végétal, à l’abri du trafic humain et de la perturbation mécanique, bénéficie d’un sol non labouré, d’arbres matures et d’une utilisation minimale de pesticides, créant un microclimat propice à une chaîne alimentaire florale continue tout au long de l’année, offrant un refuge rare aux pollinisateurs en déclin. Les cimetières, lieux de mémoire peu fréquentés, constituent depuis longtemps des habitats involontaires pour la faune, préservant des plantations anciennes et offrant un terrain stable qui favorise les abeilles solitaires, les bumblebees et d’autres espèces, en faisant des réservoirs inattendus de diversité pollinisatrice en milieu urbain dense. À l’avenir, ces résultats incitent les décideurs et les planificateurs urbains à intégrer ces habitats cachés dans les infrastructures vertes, renforçant la résilience des réseaux pollinisateurs et montrant que même les sites les plus improbables peuvent devenir des bastions de biodiversité. De futures études devront suivre la santé des colonies, la diversité génétique et les habitudes de collecte de nectar pour évaluer la viabilité à long terme de ces communautés souterraines. L’approche non invasive de cartographie et d’échantillonnage génétique ouvre la voie à l’étude d’autres micro‑écosystèmes urbains dissimulés, comme les tunnels du métro ou les conduits abandonnés, et à l’élaboration de protocoles de conservation applicables à l’échelle métropolitaine.