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TECHNOLOGY28 mai 2026
Meta copie Snapchat : Instagram Plus et Facebook Plus misent sur le « Devoir »
Meta lance Instagram Plus et Facebook Plus en reprenant le concept de « Devoir » de Snapchat, monétisant ainsi l’interaction sociale comme service payant. Ce changement marque un virage vers les abonnements et pourrait redéfinir la monétisation des services numériques au-delà de la publicité.
La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min

Source: www.wired.com
Meta prépare Instagram Plus et Facebook Plus, deux abonnements qui reproduisent le concept de « Devoir » de Snapchat, un outil qui mêle messages privés et tâches structurées. En facturant ces fonctionnalités, le groupe vise à transformer son audience massive en flux de revenus récurrents, tout en se démarquant d’un modèle publicitaire traditionnellement dominant.
Stratégiquement, cela s’inscrit dans la vague des services d’abonnement qui, comme Discord ou Substack, offrent des revenus stables. Instagram Plus pourrait inclure des filtres exclusifs, des analytics avancées et les prompts de type « Devoir », tandis que Facebook Plus proposerait une navigation sans publicité et des options de gestion de groupe renforcées. L’objectif est d’accroître la fidélisation et de réduire la dépendance aux revenus publicitaires volatils.
Cette stratégie s’inscrit dans une série d’imitations de Meta : les Stories de 2016 ont copié Snapchat, les Reels de 2020 ont imité TikTok. Chaque fois, la firme a exploité son réseau et ses données pour affiner le produit. Le « Devoir » de Snapchat introduit toutefois une dimension d’utilité, mêlant social et gestion de tâches, ce qui dépasse les simples formats d’images ou de vidéos éphémères.
Le succès de ces abonnements dépendra de l’acception utilisateur et de l’éventuelle surveillance réglementaire. Si les abonnés restent réticents, Meta devra innover davantage. Quoi qu’il en soit, l’expérience montre une évolution du secteur : les plateformes convergent vers des expériences multifonctionnelles, où l’abonnement devient une alternative viable aux modèles purement publicitaires. Cette évolution pourrait aussi inciter les législateurs à réexaminer les pratiques de concentration de données, ce qui façonnera le cadre réglementaire des services numériques.