Retour à l'accueil
CULTURE6 juillet 2026
Maná rockise ‘El Rey’ à la mi‑temps de la Coupe du Monde Mexique‑Angleterre
Maná a interprété « El Rey » en version rock pendant la mi‑temps du match Mexique‑Angleterre de la Coupe du Monde 2026, alors que le Mexique était éliminé. Ce spectacle mêlant tradition mexicaine et rock moderne a marqué le dernier adieu au Estadio Ciudad de México.
La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min
Source: www.billboard.com
Ce soir humide de juillet 2026, le légendaire groupe mexicain Maná a pris la scène au Estadio Ciudad de México pour le spectacle de mi-temps du match de la Coupe du Monde entre le Mexique et l’Angleterre. Alors que le sifflet final sonnait et que le rêve mexicain de rejoindre les huitièmes de finale s’évanouissait, le groupe a offert une version rock puissante de « El Rey », hymne intemporel de José Alfredo Jiménez. Ce moment constituait à la fois un hommage à la richesse musicale du pays et une dernière apparition pour le stade qui ne servira plus aux compétitions mondiales.
L’arrangement a remplacé l’orchestration traditionnelle de mariachi par des guitares électriques saturées, une batterie dynamique et une voix qui porte l’émotion des paroles. En transformant une ranchera en anthem rock destiné aux stades, Maná a mis en lumière la continuité entre le patrimoine folklorique mexicain et son identité rock contemporaine, tout en captant l’attention d’un public international habitué aux spectacles halftime enflammés.
« El Rey », hymne emblématique depuis 1971, célèbre la dignité et la résistance face à l’adversité. Dans un contexte où le Mexique venait d’être éliminé, la version rock a intensifié la portée émotionnelle de la perte, transformant le déclassement national en catharsis collective. Cette prestation s’inscrit dans une tendance croissante où les grands événements sportifs font appel à des artistes emblématiques pour conjuguer tradition locale et universalité du spectacle.
À l’avenir, cet épisode annonce un glissement vers des spectacles de mi-temps plus ancrés dans l’identité culturelle des nations hôtes. Alors que des enceintes comme le Estadio Ciudad de México seront retirées du calendrier de la Coupe du Monde, les futurs organisateurs pourraient s’associer à des figures musicales capables de raconter l’évolution du récit national, garantissant ainsi un spectacle à la fois nostalgique et tourné vers l’avenir.