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INTERNATIONAL24 juin 2026

Le Kenya Invente des Accusations de Meurtre contre des Étudiants après un Incendie Mortel dans un Internat

Un incendie à l'école Utumishi Girls à Nairobi a tué 16 adolescents, et le Kenya les accuse de meurtre, soulevant des questions sur la responsabilité des mineurs et la sécurité des établissements.

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Le Kenya Invente des Accusations de Meurtre contre des Étudiants après un Incendie Mortel dans un Internat
Source: www.bbc.co.uk
Le 12 mai, un incendie s’est déclaré dans le dortoir de l’école secondaire Utumishi Girls à Nairobi, faisant 16 victimes, des élèves âgés de 15 à 18 ans. Le feu, né d’une chambre et s’étendant rapidement à travers des cloisons en bois improvisées, a mis en évidence des manquements graves à la sécurité incendie. Les procureurs kényans ont décidé de mettre en accusation plusieurs de ces étudiants pour meurtre, alléguant qu’ils n’ont pas respecté les consignes des exercices d’évacuation et ont entravé les issues de secours. Cette décision déplace la responsabilité de l’établissement vers les jeunes, soulevant des questions éthiques sur la culpabilité des mineurs dans les défaillances systémiques de sécurité. Selon le Code pénal kényan, le meurtre est puni d’une peine de réclusion à perpétuité, et les autorités affirment que le comportement des prévenus satisfait aux exigences d’intention et de causalité malgré leur âge. L’action montre une volonté d’utiliser le droit pénal comme dissuasion contre la négligence des écoles privées. La tragédie a déclenché une vague d’indignation publique, les familles des victimes exigeant une enquête transparente et les syndicats enseignants appelant à des réformes concrètes, comme des exercices d’évacuation obligatoires et des normes de construction renforcées. Le débat s’est également élargi aux opérateurs d’écoles privées, souvent exonérés de contrôles rigoureux, ce qui a relancé les critiques envers le manque de régulation du secteur. Ce drame s’inscrit dans une série d’incendies meurtriers survenus dans les écoles kényanes, à l’image du feu de 2017 à l’école Mukumu Girls, ayant coûté la vie à 13 élèves, et du drame de 2021 à Kangema High, où les secours ont été retardés. Ces incidents révèlent une faiblesse persistante dans l’application des normes de sécurité, malgré les promesses législatives répétées. Si les condamnations aboutissent, elles pourraient inciter les autorités à renforcer le contrôle des établissements et à responsabiliser les gestionnaires, mais sans réformes structurelles, l’impact restera limité. La pérennité des améliorations dépendra de l’engagement politique, de l’investissement dans l’infrastructure scolaire et de la mise en œuvre effective des mesures de prévention, comme le suggèrent les partenaires internationaux.