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INTERNATIONAL20 mars 2026
L'Iran exécute un adolescent dans la répression des manifestations anti-gouvernementales
L'Iran exécute l'adolescent Saleh Mohammadi pour des accusations liées aux manifestations, soulignant la répression sévère du régime contre la dissidence et l'utilisation de la peine capitale contre des mineurs.
La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min

Source: www.bbc.com
L'exécution de Saleh Mohammadi, membre de l'équipe nationale de lutte d'Iran, marque une escalade inquiétante dans la réponse de Téhéran aux manifestations nationales. À seulement 17 ans, Mohammadi a été l'un des premiers à être exécuté pour des accusations liées au meurtre d'agents de police lors des manifestations qui ont éclaté à travers l'Iran fin 2022.
Ce cas a suscité la condamnation internationale, mettant en lumière la volonté de la République islamique d'utiliser la peine capitale contre des mineurs dans ses efforts pour réprimer la dissidence. L'exécution de Mohammadi, effectuée en même temps que deux autres hommes, démontre la stratégie du régime consistant à utiliser des cas très médiatisés pour intimider les manifestants et décourager de nouveaux troubles.
Ce développement doit être compris dans le contexte plus large du paysage politique iranien. Les manifestations, initialement déclenchées par la mort de Mahsa Amini alors qu'elle était détenue par la police des mœurs, représentaient le défi le plus important au pouvoir des clercs depuis 2009. La réponse sévère du gouvernement, y compris les arrestations massives et les exécutions, signale sa détermination à maintenir le contrôle par la peur et la répression.
La réponse atténuée de la communauté internationale à ces exécutions soulève des questions sur l'efficacité de la pression diplomatique sur l'Iran. Alors que le régime poursuit sa répression, le cas de Saleh Mohammadi sert de rappel frappant du coût humain de la dissidence politique dans les États autoritaires et des défis auxquels sont confrontés ceux qui cherchent des réformes en Iran.