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INTERNATIONAL29 avril 2026

Le pétrole dépasse 117 $ alors qu’un blocus iranien prolongé intensifie l’incertitude au Moyen‑Orient

Le Brent a franchi 117 $ après le blocus maritime iranien prolongé, ranimant les craintes de pénurie dans une zone géopolitique déjà tendue.

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La Rédaction
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Le pétrole dépasse 117 $ alors qu’un blocus iranien prolongé intensifie l’incertitude au Moyen‑Orient
Source: www.bbc.com
Le prix du brut Brent a franchi le seuil de 117 dollars par baril mardi, en réaction à des informations selon lesquelles le blocus maritime iranien serait prolongé au-delà des 48 heures initialement prévues. Cette mesure, présentée comme une réponse à des violations alléguées de l’accord nucléaire, ravive les craintes d’une crise d’offre plus large dans une région déjà fragilisée par la guerre en Ukraine et les rivalités régionales. Cette hausse reflète bien plus qu’une simple inquiétude d’offre; elle révèle la vulnérabilité des marchés énergétiques mondiaux face à l’escalade des risques géopolitiques. Les traders révisent les primes de risque, et la pression à la hausse pourrait persister si Téhéran met en œuvre ses menaces de fermer le détroit d’Ormuz, un goulot critique pour environ 20 % des expéditions pétrolières mondiales. Historiquement, le pouvoir de l’Iran sur les flux pétroliers découle de son contrôle des routes maritimes du Golfe Persique. Les précédents blocus, comme les saisies de tankers en 2019, ont généré des pics de prix temporaires, rapidement atténués par une désescalade diplomatique. Cette fois‑ci, les États‑Unis et leurs alliés européens semblent moins disposés à intervenir militairement, augmentant la probabilité d’une perturbation prolongée. À l’avenir, les analystes s’attendent à une volatilité persistante jusqu’à ce qu’un canal diplomatique s’ouvre ou que des routes alternatives, comme un accroissement des expéditions via la Mer Rouge, deviennent opérationnelles. Dans l’attente, la hausse des prix risque d’accentuer l’inflation en Europe et mettrait à l’épreuve la détermination de l’OPEP+ pour stabiliser les marchés. L’impact fiscal immédiat se manifeste déjà : l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont exprimé leur volonté d’augmenter leur production, mais leur capacité à compenser le déficit est limitée par les engagements contractuels et la nécessité de préserver la stabilité du marché. Parallèlement, les raffineries européennes font face à des coûts d’alimentation plus élevés, ce qui entraîne une légère hausse des prix de l’essence, mettant davantage sous pression les budgets des consommateurs.