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POLITICS3 juin 2026
Greg Bovino domine la conférence européenne de « remigration »
Lors d'une conférence à Porto, Greg Bovino a défendu la doctrine de « remigration », appelant à l'expulsion massive des minorités et des immigrants, révélant la montée des réseaux d'extrême droite transatlantiques.
La
La Rédaction
The Vertex
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Source: www.wired.com
Lors d'une récente conférence d'extrême droite se tenant à Porto, au Portugal, Greg Bovino, ancien opérateur de la campagne de Trump, a dominé la scène en présentant la doctrine du « remigration » comme la solution aux anxieties démographiques de l'Europe. L'événement, organisé par une coalition de groupes nationalistes, a présenté l'expulsion massive des minorités et des immigrants comme un correctif nécessaire à ce qu'ils qualifient de « déclin civilisationnel ».\n\nBovino incarne le rapprochement croissant entre le droit radical américain post‑Trump et ses homologues européens, qui nourrissent depuis longtemps des agendas ethno‑nationalistes sous le terme « remigration ». Ce concept, popularisé par des think‑tanks marginaux, prône le déplacement systématique de toute population non native, évoquant des campagnes d'épuration ethno‑culturelle tout en se drapant de statistiques démographiques et en invoquant la peur de la dilution culturelle.\n\nLe rassemblement portugais illustre une mutation stratégique : les partis d’extrême droite européens s’inspirent d’un playbook transatlantique, cherchant à légitimer leurs positions à l’aide de figures américaines influentes et de médias partagés. Cette convergence alerte sur la normalisation de politiques d’exclusion, sur des projets de loi visant à restreindre les droits de citoyenneté, et sur la marginalisation accrue des minorités, tandis que les institutions européennes commencent à dénoncer des violations du droit fondamental. Le discours de la « remigration » s’inspire également de récits post‑coloniaux qui associent l’immigration à une menace pour la souveraineté.\n\nÀ l'avenir, le programme de remigration pourrait gagner en influence si les partis mainstream ne répondent pas aux craintes légitimes liées à l'immigration par des politiques inclusives. En revanche, une résistance civique solide, des cadres juridiques renforcés en Europe et une solidarité démocratique transatlantique pourraient freiner son avancée, préservant ainsi les sociétés pluralistes contre le glissement autoritaire envisagé par Bovino, tandis qu’une surveillance internationale accrue pourrait révéler et contrer les réseaux transnationaux qui soutiennent cette idéologie.