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INTERNATIONAL3 juillet 2026
La proposition allemande d’exiger un certificat médical dès le premier jour de maladie suscite la polémique
Le gouvernement allemand a annoncé qu’il obligerait les salariés à fournir un certificat médical dès le premier jour de maladie, une mesure que l’association médicale qualifie de « bordant la folie » et qui soulève des interrogations sur sa faisabilité et ses répercussions sociales.
La
La Rédaction
The Vertex
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Source: www.bbc.co.uk
En début juillet 2026, le gouvernement de coalition allemand a annoncé une proposition controversée visant à obliger les salariés à présenter un certificat médical dès le premier jour de maladie, une règle qui a déjà suscité une vive critique de la communauté médicale du pays. Le ministre de la Santé Karl Lauterbach a défendu la mesure comme une protection contre l’absentéisme frauduleux, tandis que les syndicats et les médecins ont averti qu’elle pourrait éroder la confiance et accentuer les inégalités de santé.
L’association médicale allemande (Bundesärztekammer) a qualifié la exigence de « bordant la folie », estimant qu’une consultation médicale le même jour est peu réaliste, surtout en zone rurale, et qu’elle détournerait des ressources des patients réellement malades. Elle a également souligné que la mesure pourrait alourdir la charge administrative des cliniques et pousser les patients vers des solutions de télémédecine qui ne sont pas encore entièrement remboursées.
Cette initiative s’inscrit dans une tendance européenne plus large où les gouvernements cherchent à contenir les coûts de la protection sociale en resserrant les critères d’éligibilité aux indemnités de maladie. Depuis les années 1990, l’Allemagne lutte pour concilier protection des travailleurs et responsabilité budgétaire, tension visible dans les réformes récentes de la retraite et des allocations chômage. Des propositions similaires ont été débattues en France et aux Pays-Bas, mais aucune n’a progressé autant que le projet allemand.
Si la loi est adoptée, elle pourrait transformer la culture d’entreprise, incitant les salariés à gérer eux‑mêmes les petites pathologies ou à risquer des sanctions disciplinaires. Elle pourrait également intensifier le débat sur le rôle de l’État dans le suivi de la santé, influençant possiblement les prochaines élections. Que la mesure réduise réellement l’absentéisme ou n’ajoute que des frictions reste incertain, mais son impact sur le contrat social sera attentivement observé à travers le continent.