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INTERNATIONAL13 juillet 2026
La Cour allemande condamne un couple irakien pour l'esclavage de jeunes Yazides
Une cour allemande a condamné un couple irakien pour l'esclavage de femmes et de filles Yazides, en invoquant la compétence universelle pour juger les crimes de l'État islamique commis à l'étranger. Le jugement souligne la responsabilité personnelle et pourrait dissuader d'autres combattants étrangers.
La
La Rédaction
The Vertex
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Source: www.bbc.co.uk
Dans un jugement historique, une cour d'instance allemande a déclaré coupables Twana H.S. et Asia R. A., un couple irakien, d'avoir asservi des femmes et des filles Yazides lorsqu'ils étaient membres de l'État islamique. Le verdict, rendu après plusieurs années d'enquête internationale, constitue un jalon dans la lutte contre l'impunité des crimes de guerre.
Le tribunal a invoqué la compétence universelle, considérant que les actes constituent des crimes contre l'humanité au sens du droit international. En condamnant le couple pour esclavage sexuel systématique, mariages forcés et recrutement d'enfants-soldats, les juges ont souligné la responsabilité personnelle des commandants et des exécutants, renforçant le cadre juridique qui impose aux États de poursuivre de tels faits, indépendamment de la nationalité des auteurs.
Le couple est parti d'Allemagne en 2015, s'est rendu en Irak où il a intégré la branche de l'État islamique appelée « Wilayat al‑Rojava » branche. Ses activités comprenaient la déportation forcée de familles Yazides, la répartition des captives parmi les combattants et la mise en œuvre de l'idéologie genderée extrémiste du groupe. Ce dossier s'appuie sur les précédentes poursuites allemandes d'affiliés de l'État islamique, témoignant d'une volonté accrue de rendre responsables les combattants étrangers pour leurs crimes commis hors des frontières.
Cette condamnation pourrait deterrer d'autres combattants étrangers et inciter à davantage de recours judiciaires civils initiés par les survivants Yazides. Néanmoins, la portée restreinte du procès, limité à deux individus, révèle les difficultés d'obtention de preuves et de témoins dans le sillage d'un conflit prolongé. Néanmoins, la décision montre un engagement renouvelé des États européens à combler le manque d'impunité entourant les atrocités de l'État islamique.