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INTERNATIONAL16 juillet 2026
Séditions saisies, voix arrêtées : la répression des librairies à Hong Kong
La police de Hong Kong a arrêté cinq personnes après avoir perquisitionné trois librairies indépendantes, accusant la vente de livres séditieux incitant à la haine contre les autorités. Cette opération illustre la répression accrue des voix dissidentes dans la ville.
La
La Rédaction
The Vertex
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Source: www.bbc.co.uk
Dans un mouvement décisif qui souligne la prise de contrôle toujours plus forte de Pékin sur le paysage culturel de Hong Kong, la police a procédé mardi à la perquisition de trois librairies indépendantes du district central, arrêtant cinq personnes soupçonnées de diffuser une littérature jugée séditieuse et incitant à la haine à l’encontre du gouvernement de la SAR et du Parti communiste chinois.
Les autorités invoquent la Loi sur la sécurité nationale de 2020, précisant que les titres saisis violent les dispositions qui prohibent la publication d’œuvres visant à affaiblir la sécurité nationale ou à créer des divisions, une clause utilisée auparavant pour poursuivre activistes, journalistes et, désormais, des libraires.
Cette opération s’inscrit dans la continuité des mesures prises depuis les protestations anti‑extradition de 2019, où les librairies indépendantes sont devenues des lieux de diffusion de manifestes, de journaux underground et d’ouvrages contestataires, nombreux à être interdits par le cadre de la loi sur la sécurité nationale.
Au‑delà des répercussions juridiques immédiates, ces perquisitions intensifient un climat d’autocensure dans le secteur de l’édition, dissuadant les éditeurs de prendre des risques de saisie d’actifs ou de poursuites pénales, et entraînent une raréfaction notable de la littérature critique, réduisant ainsi le débat public et appauvrissant le milieu intellectuel historiquement dynamique de Hong Kong. Des organisations comme Reporters Without Borders et Amnesty International ont dénoncé une atteinte portée à la liberté d’expression et à la préservation du patrimoine littéraire.
Analystes estiment que la perquisition pourrait pousser l’édition vers le numérique ou l’étranger, tandis que le gouvernement maintient que ces mesures garantissent la stabilité sociale, marquant ainsi une nouvelle étape dans la contestation du libre‑échange d’idées à Hong Kong.