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TECHNOLOGY5 juillet 2026
Les limites de l'huile de poisson : ce que révèle la dernière étude
Une étude randomisée à grande échelle a montré que trois ans de supplémentation quotidienne en DHA n’ont pas amélioré la mémoire, les fonctions exécutives ou la vitesse de traitement chez plus de 4 000 adultes. Cela remet en cause l’idée reçue selon laquelle les compléments d’huile de poisson stimulent les performances cognitives.
La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min
Source: www.wired.com
Une étude randomisée contrôlée à grande échelle, impliquant plus de 4 000 participants, a remis en cause la croyance répandue selon laquelle la supplémentation quotidienne en DHA améliore les fonctions cognitives.
Le DHA, principal oméga‑3 des poissons gras, est longtemps présenté comme neuroprotecteur, ses mécanismes évoquant la fluidité membranaire et la réduction de l’inflammation cérébrale. Les études épidémiologiques le lient à des bénéfices cognitifs modestes, stimulant un marché de suppléments de plusieurs milliards de dollars.
Le trial, mené sur plusieurs continents pendant trois ans, a administré 2 g de DHA chaque jour à une cohorte diversifiée, tout en surveillant mémoire, fonctions exécutives et vitesse de traitement. Contrairement aux attentes, les participants n’ont montré aucune amélioration significative de ces indicateurs cognitifs par rapport au placebo, même après une prise prolongée.
Ces résultats, en ligne avec des études antérieures aux conclusions mitigées, montrent que le discours simpliste « huile de poisson = boost cérébral » est trop réducteur. Ils imposent une approche nuancée, fondée sur des preuves, pour contrer le déclin cognitif lié à l’âge ou au mode de vie.
L’étude a aussi relevé une légère augmentation du cholestérol LDL chez le groupe DHA, suggérant un compromis cardiovasculaire. Son protocole rigoureux — double insu, placebo, suivi strict de l’adhérence — renforce la crédibilité de ce résultat négatif, le distinguant d’études plus petites.
Les autorités sanitaires devront donc réexaminer les recommandations qui préconisent massivement le DHA, privilégiant plutôt une alimentation riche en poisson gras ou en sources naturelles d’oméga‑3.