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INTERNATIONAL7 juillet 2026

Quand la survie a le goût du ketchup : 32 heures de captivité d’une jeune Vénézuélienne

Fabiana, 12 ans, a survécu 32 heures piégée sous les décombres d’un immeuble de dix étages à Caracas après deux séismes de juin, affirmant avoir mangé du ketchup et du fromage. Son témoignage révèle la précarité des infrastructures vénézuéliennes et l’urgence d’améliorer la réponse aux catastrophes.

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La Rédaction
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Quand la survie a le goût du ketchup : 32 heures de captivité d’une jeune Vénézuélienne
Source: www.bbc.co.uk
Fabiana, une fillette de 12 ans originaire de Caracas, a survécu pendant 32 heures piégée sous les décombres d’un immeuble résidentiel de dix étages qui s’est effondré lors de deux séismes consécutifs en juin. Au cœur des gravats, elle a déclaré aux sauveteurs, J’ai mangé du ketchup et du fromage, révélant la désolation et la normalité surréaliste qui peuvent coexister même dans le chaos. Les secousses ont été ressenties dans la capitale et les municipalités voisines, intensifiant le sentiment d’urgence. Les deux tremblements, de 5,5 et 5,2 sur l’échelle de Richter, ont frappé le district capital le 4 et le 5 juin 2026, faisant s’effondrer de nombreux bâtiments dans une ville déjà affaiblie par le manque d’investissement en infrastructure. Les ingénieurs attribuent l’effondrement rapide à une construction non conforme, à une planification urbaine surpeuplée et à la fragilité géologique du sol, soulevant des interrogations sur le respect des normes de construction. Les équipes de secours ont dû naviguer dans un labyrinthe de décombres, avec un matériel limité et des répliques sismiques qui ont ralenti les opérations. Le délai de 32 heures souligne une faiblesse critique dans la capacité de réponse du Venezuela, où l’effondrement économique limite l’accès à l’équipement lourd et au soutien logistique, même avec l’arrivée d’organisations humanitaires internationales. Le récit de Fabiana s’inscrit dans une crise humanitaire plus vaste, où des millions de personnes sont déplacées, les services de santé s’effondrent et l’accès aux secours est irrégulier. Cette situation reflète également les tensions politiques qui entravent les réformes nécessaires à la sécurisation des constructions. À l’avenir, il faut réexaminer les normes de construction, renforcer les exercices de secours et améliorer la coordination internationale d’aide. Si le Venezuela parvient à tirer les leçons de l’expérience de Fabiana, il pourra non seulement reconstruire des bâtiments, mais aussi restaurer la résilience sociale nécessaire face aux prochains tremblements de terre. Cette prise de conscience pourrait inciter les décideurs à investir dans la prévention, réduisant ainsi le coût humain et économique des catastrophes futures.