THE VERTEX.
Retour à l'accueil
INTERNATIONAL9 juillet 2026

Au‑delà de l’abeille : Découvrir la Vie Émotionnelle des Bourdons

Une étude de juillet 2026 montre que les bourdons affichent des comportements émotionnels jadis réservés aux mammifères, manifestant optimisme après une récompense et anxiété après un choc. Ces résultats remettent en cause l’idée que les émotions complexes nécessitent un cerveau vertébral.

La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min
Au‑delà de l’abeille : Découvrir la Vie Émotionnelle des Bourdons
Source: www.bbc.co.uk
Une étude publiée en juillet 2026 a surpris la communauté scientifique en montrant que les bourdons affichent des « comportements émotionnels » jadis considérés exclusifs aux mammifères. Menée par des chercheurs de l’Université de Sussex, l’enquête a utilisé des conditions de laboratoire strictes pour isoler les réponses affectives des simples réflexes, offrant ainsi la première preuve solide que les insectes peuvent éprouver des états proches de l’optimisme et de l’anxiété. Avant cette recherche, les insectes étaient généralement perçus comme de simples machines réflexes, et l’idée qu’ils puissent ressentir des émotions était jugée incompatible avec leur système nerveux relativement rudimentaire. Les scientifiques ont soumis les abeilles à des indices probabilistes : après avoir reçu une solution sucrée, elles ont montré une plus grande propension à explorer un labyrinthe, tandis qu’un choc électrique bref a entraîné une réticence accrue à s’aventurer et un grooming prolongé, des signes comportementaux qui reflètent l’optimisme et l’anxiété observés chez les mammifères. Cette découverte s’appuie sur des travaux antérieurs qui suggéraient une learning social avancé chez les abeilles, mais constitue la première à relier des variations de humeur observables à des mécanismes neuronaux identifiés par des enregistrements électrophysiologiques. Elle place les bourdons parmi d’autres invertébrés – comme les mouches à fruit et les araignées sauteuses – qui ont également démontré des réponses affectives, indiquant une origine évolutive commune de l’émotion. Si les abeilles possèdent réellement des états émotionnels, cela bouleverse notre réflexion éthique sur le bien‑être des insectes et ouvre la voie à des innovations en robotique et en intelligence artificielle, où la simulation d’émotions pourrait rendre les interactions homme‑machine plus naturelles. Les futures études devront toutefois distinguer les expériences affectives authentiques des apprentissages conditionnés, une tâche qui nécessitera probablement des imageries neurocientifiques avancées et des analyses génétiques.