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POLITICS27 mai 2026

Quand l’État devient l’informateur du lieu de travail : une nouvelle ère de surveillance DEI

Le courriel du Département du Travail invite les fonctionnaires à dénoncer leurs collègues privilégiant la DEI, soulevant des inquiétudes sur la surveillance au travail et la politicisation de l’inclusion.

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La Rédaction
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Quand l’État devient l’informateur du lieu de travail : une nouvelle ère de surveillance DEI
Source: www.wired.com
Un courriel interne du Département du Travail des États‑Unis, obtenu par WIRED, ordonne aux employés fédéraux de signaler leurs collègues dont le comportement semblerait privilégier la DEI au détriment de leurs missions. Envoyé avant la deuxième inauguration de Trump, il présente cette attitude comme une déviation professionnelle et invite le personnel à « déposer » tout individu plaçant la DEI au‑dessus du travail, rappelant une consigne à « dénoncer » ses camarades et soulevant des inquiétudes sur une normalisation de la surveillance au travail. Au‑delà, le texte traduit un virage idéologique : l’administration actuelle réoriente les ressources humaines fédérales vers un modèle plus orienté marché et performance. En présentant la DEI comme une entrave, il suggère une volonté de réduire les programmes initiés sous l’ère précédente, perçus comme non essentiels à l’inclusion. Les critiques affirment que cela affaiblit les objectifs d’équité et instrumentalise les canaux administratifs pour contrôler la conformité idéologique, risquant d’étouffer le débat sur les biais systémiques. Cette directive s’inscrit dans une longue tradition où l’État utilise le pouvoir de surveillance pour imposer la conformité : des oathes de loyauté sous McCarthy aux écoutes des militants des droits civiques. Aujourd’hui, elle rejoint une vague anti‑DEI qui se traduit par des lois restrictives et une critique croissante des pratiques ESG des entreprises, présentant la diversité comme une menace partisane plutôt qu’une valeur sociétale. À l’avenir, le texte pourrait engendrer des recours juridiques fondé sur la première amendement et la loi sur la réforme du service civil, testant les limites de la liberté d’expression des fonctionnaires. S’il est validé, il pourrait inspirer d’autres agences à mettre en place des mécanismes de contrôle similaires, sapant l’infrastructure culturelle que les initiatives DEI ont progressivement construites. En revanche, une mobilisation coordonnée des syndicats fédéraux et des organisations de défense des droits civiques pourrait atténuer son effet, préservant un équilibre plus nuancé entre responsabilité et inclusion.