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TECHNOLOGY10 juin 2026
La Chine Plonge un Centre de Données Alimenté par l’Éolien Sous l’Eau
La Chine a mis en service le premier centre de données sous‑marin alimenté exclusivement par l’éolien offshore et refroidi par la mer, un dispositif de 24 MW qui pourrait transformer l’économie du cloud. Ce projet allie énergie renouvelable et technologie subaquatique, réduisant l’empreinte carbone et renforçant la souveraineté des données.
La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min

Source: www.wired.com
Un matin de marée, au large de Hainan, la Chine a mis en service le premier centre de données sous‑marin alimenté exclusivement par l’éolien offshore, d’une capacité de 24 MW, refroidi naturellement par la mer, promettant de transformer les bases économiques du cloud. Ce projet constitue une avancée décisive pour coupler énergie renouvelable et exigences de latence du traitement numérique moderne. Cette initiative s’inscrit également dans la politique de souveraineté numérique du pays, visant à réduire la dépendance aux data‑centers étrangers.
Le centre exploite un système de refroidissement en boucle fermée, où l’eau de mer circule à travers des échangeurs de chaleur, éliminant les climatiseurs énergivores. Des éoliennes flottantes convertissent l’énergie éolienne en électricité, alimentant les serveurs en continu à 24 MW. Cette synergie réduit l’intensité carbone du centre d’environ 70 % par rapport aux data‑centers traditionnels, tandis que le contexte sous‑marin assure une protection physique accrue et renforce la souveraineté des données.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de décarbonation de l’économie numérique, un secteur dont la consommation électrique devrait atteindre 8 % d’ici 2030. À l’international, les centres sous‑marins ont été étudiés pour leur efficacité thermique, mais peu ont atteint l’autonomie énergétique totale. La mise en œuvre de Hainan illustre la convergence d’une ambition géopolitique, d’une technologie verte et de la course mondiale à localiser le calcul là où l’énergie est la moins chère et l’empreinte environnementale la plus faible.
Si le pilote se révèle scalable, il pourrait réduire l’intensité énergétique des services cloud mondiaux, accélérer le déploiement du calcul de bord en zones isolées et inciter d’autres nations à adopter des modèles hybrides éolien‑sous‑marin, redéfinissant ainsi les équilibres entre énergie, données et durabilité.