Retour à l'accueil
CULTURE11 juillet 2026
Le Verdict du Mémo Vocal : L’Ex‑Compagne de Bad Bunny Peut Encore Poursuivre
La Cour suprême de Porto Rico autorise Carliz De La Cruz Hernández à poursuivre son litige concernant la phrase « Bad Bunny baby » dans le titre « Dos Mil 16 », tout en rejetant une allégation antérieure. Cette décision illustre les limites précises du droit d’auteur et des droits de la personnalité dans la musique urbaine latino‑caribéenne.
La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min
Source: www.billboard.com
La Cour suprême de Porto Rico a rendu, le 10 juillet 2026, une décision nuancée autorisant Carliz De La Cruz Hernández, ex‑compagne de Bad Bunny, à poursuivre son action civile concernant un mémo vocal contenant la phrase « Bad Bunny baby », intégré à la piste « Dos Mil 16 » de l’album *Un Verano Sin Ti*. La décision rejette quant à elle une allégation relative à un morceau antérieur, estimant qu’elle ne présente pas de lien probant.
Le jugement repose sur la spécificité de l’infraction alléguée. Un expert a attesté que l’extrait audio provient d’un mémo vocal enregistré en 2020 lors d’une conversation privée, et que son insertion dans “Dos Mil 16” constitue une œuvre dérivée au regard du droit d’auteur portoricain. En revanche, la cour n’a trouvé aucune preuve liant ce mémo à la piste « Safaera », limitant ainsi le recours de la plaignante au seul titre concerné.
Ce litige s’inscrit dans un contexte où la propriété artistique est mise en avant dans le reggaetón contemporain. La montée en puissance du genre a accru la vigilance quant aux droits moraux et à la protection de l’image publique, tant chez les artistes que leurs partenaires. La décision reflète la maturité croissante du système judiciaire de Porto Rico et la tension culturelle entre l’autonomie de la célébrité et la créativité collaborative propre au milieu urbain latin.
À l’avenir, l’arrêt pourrait inciter à inclure des clauses contractuelles plus rigoureuses concernant l’usage de matériel vocal privé, poussant artistes et maisons de disques à revisiter leurs protocoles de clearance. Bien que cela n’altère pas le succès commercial d’*Un Verano Sin Ti*, il montre que les juridictions sont prêtes à défendre les droits individuels même à l’ère du streaming viral, ce qui pourrait transformer les pratiques de licence dans l’industrie musicale.