Retour à l'accueil
CULTURE11 juillet 2026
Échos juridiques dans le rythme du reggaeton : l'ex‑compagne de Bad Bunny triomphe devant la Cour suprême
La Cour suprême de Porto Rico autorise Carliz De La Cruz Hernández à poursuivre son litige concernant le refrain Bad Bunny baby du titre Dos Mil 16, tout en rejetant une ancienne réclamation. Cette décision illustre la convergence croissante entre les droits d’image des célébrités et le droit d’auteur musical.
La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min
Source: www.billboard.com
La Cour suprême de Porto Rico a donné à Carliz De La Cruz Hernández, l'ex‑compagne de Bad Bunny, le droit de poursuivre son action en diffamation et en violation du droit à l'image contre le chanteur José Luis « Bad Bunny » Ocasio. La plaignante affirme qu'un mémo vocal qu'elle a enregistré, où elle l'appelle « Bad Bunny baby », a été intégré à son tube de 2022 « Dos Mil 16 » sans son consentement, constituant une utilisation non autorisée de son identité.
Le tribunal a conclu que la phrase « Bad Bunny baby », extraite d'un mémo vocal, constitue un élément distinctif de la chanson et que le mémo constitue une expression protégée, ce qui permet à l'action de se poursuivre sur ce titre précis. En revanche, la demande relative à un morceau antérieur a été rejetée, faute de preuve d'un lien entre le texte contesté et l'enregistrement allégué.
Cette décision s'inscrit dans une tendance croissante de litiges liés à la propriété intellectuelle impliquant des célébrités, phénomène amplifié par la montée en puissance de la musique urbaine latine. Les artistes et leurs équipes examinent désormais chaque référence lyrique pour éviter toute appropriation non autorisée, tandis que les juridictions doivent concilier liberté créative et droits de personnalité. Le raisonnement de la Cour reflète le code civil portoricain, qui confère à chaque individu un contrôle sur l'usage commercial de son nom, de son image ou de sa voix, même lorsqu'ils apparaissent dans des productions populaires.
À l'avenir, ce jugement pourrait encourager d'autres personnes à engager des procédures similaires, ce qui pourrait impacter les pratiques de licence dans l'industrie musicale. Il rappelle également que les tribunaux examineront la pertinence temporelle des revendications, limitant potentiellement les poursuites rétroactives sur des enregistrements plus anciens. Ainsi, le cas offre un précédent nuancé quant à l'intersection entre expression artistique et droits personnels dans le paysage musical mondial.
Legal scholars suggest that this judgment may embolden other individuals who feel their personal narratives have been co‑opted, prompting a wave of similar lawsuits that could reshape licensing practices in the industry. It also serves as a reminder that courts will scrutinize the temporal relevance of claims, potentially limiting retroactive suits on older recordings while reinforcing the need for documented consent. The case therefore provides a nuanced precedent for how artistic expression and personal rights intersect in the evolving soundscape of global pop, indicating that future legal frameworks may need to adapt to the rapid circulation of digital content.