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INTERNATIONAL25 juin 2026
Anthropic accuse Alibaba d'avoir détourné de façon illicite les capacités de Claude
Anthropic accuse Alibaba d'avoir utilisé des comptes frauduleux pour extraire les données d'entraînement de Claude, soulevant des inquiétudes sur le vol de propriété intellectuelle dans la course à l'IA. La déclaration du 25 juin 2026 pourrait impacter les cadres réglementaires transfrontaliers.
La
La Rédaction
The Vertex
Lecture 5 min

Source: www.bbc.co.uk
Le 25 juin 2026, Anthropic, la start‑up californienne à l'origine du modèle de langage Claude, a publiquement accusé son rival chinois Alibaba d'avoir illicitement extrait les capacités de son propre modèle. Dans un communiqué détaillé adressé aux médias, Anthropic affirme que Alibaba aurait créé une série de comptes d'utilisateur falsifiés afin de contourner les restrictions d'accès et d'extraire massivement des données d'entraînement provenant des sorties de Claude, accélérant ainsi son propre développement d'IA.
L'accusation repose sur des manipulations techniques consistant à usurper des clés API et à exécuter des scripts automatisés imitant le comportement d'utilisateurs légitimes, permettant à l'équipe d'Alibaba d'accumuler plusieurs millions d'échantillons textuels sans violer les conditions d'utilisation du modèle. Selon Anthropic, ces pratiques auraient duré plusieurs mois, durant lesquels Alibaba aurait amélioré ses propres modèles, réduisant ainsi l'écart de performance avec Claude.
Cet incident s'inscrit dans un contexte plus large de rivalité dans le secteur de l'intelligence artificielle, où les géants technologiques américains et chinois sont fréquemment accusés d'espionnage, de détournement de talents et de vol de propriété intellectuelle. Des épisodes antérieurs, comme le prétendu vol de l'architecture GPT‑4 d'OpenAI par une entreprise chinoise ou les pratiques de partage de données controversées de grands fournisseurs cloud, illustrent un climat où le contrôle réglementaire reste fragmenté.
Si les accusations se révèlent fondées, elles pourraient entraîner des conséquences juridiques et de réputation majeures, poussant à des contrôles plus stricts sur les exportations de modèles d'IA et à une surveillance accrue des flux de données transfrontaliers. De plus, le différend pourrait accélérer les appels à un cadre international régissant l'entraînement des IA, afin d'empêcher les entreprises d'exploiter les sorties propriétaires par des moyens trompeurs. Le résultat de cette dispute façonnera probablement la prochaine phase de la course à l'IA, influençant à la fois les dynamiques de marché et les réponses politiques à l'échelle mondiale.